notre mère la terre

Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants. (Proverbe Masaï)


Aime la Terre comme toi même (extraits de "Le cercle des Anciens" de Patrice van Eersel & Alain Grosrey/Albin Michel 1998)

Le Ciel et la Terre peuvent être des mots pris dans leur sens littéral et n'évoquer que des éléments d'un monde devenu si familier et si scientifiquement interprété qu'il nous paraît ordinaire.

En dépouillant le Ciel et la Terre des dieux qui l'habitaient, nous avons perdu le regard enchanteur de nos ancêtres.[...]

L'homme, debout entre l'espace immense et libre du Ciel qui féconde l'étendue limitée de la Terre, participe simultanément à l'infinitude et à la finitude. Nous sommes traversés par les énergies célestes et nourris par les énergies telluriques: nous respirons les effluves du Ciel et de la Terre.

Oublieux des relations élémentaires avec la nature, dont les six directions dressent la trame magnétique et la cartographie des modes invisibles, nous cessons de participer pleinement à la circulation harmonieuse des forces. La septième direction, le coeur, symbole de la dimension intérieure, tombe alors en désuétude. En l'absence d'un centre vécu et reconnu, l'homme confond harmonie et pouvoir. Il se plaît ainsi à revêtir le mode de la parure qu'il a tissé avec son propre chaos.

Le passage de la civilisation agricole à la civilisation industrielle traduit assez nettement en Occident l'abandon de la Terre et par voie de conséquence l'oubli des liens élémentaires avec le monde naturel.

D'ailleurs la disparition des cultes rendus à la Terre-Mère sous la forme de l'adoration des vierges noires est fortement lié à la naissance d'une civilisation citadine qui a engendré l'exode rural que l'on sait.

Loin du chemin de campagne, loin du village, l'homme oublie le sens de la Terre, plaçant le sacré uniquement dans l'espace céleste ou se fondant dans la matière du monde qu'il soumet à son usage et à son profit. Le sillon profond que nous tracons dans l'océan des formes concrètes conduit à l'immersion dans le virtuel. Plus de Ciel, plus de Terre, mais un culte rendu aux images faites de pixels!

Le théatre de la modernité est l'inversion du monde primordial. Alors que le coeur de la vie n'est plus qu'un décor flou et lointain, l'univers des objets manufacturés occupe le devant de la scène. Son hypertrophie, sa masse et sa multiplication atténuent peu à peu l'existence du décor. Nous avons longuement joué une comédie en nous amusant des formes qui constituent notre monde sans nous soucier de l'intelligence active qui les anime.

Effrayés devant un théatre en feu, nous prenons subitement conscience de ce que nous avons écarté et délaissé. La comédie s'est muée en tragédie.[...]

Le manque d'amour pour le grand jardin du monde nous a conduit , avec l'aide de la chimie, à des labours dont le caractère parfois insensé se révèle aujourd'hui dans la très pauvre qualité des eaux qui, l'a-t-on oublié, avant d'être souillées et parfois nocives, étaient sources de vie. Quelles sont les sources qui ne sont pas encore infestées de nitrates ou de bactéries pathogènes? Qu'avons-nous fait? Nous agissons sans savoir qui nous sommes vraiment, sans savoir où nous allons et d'où nous venons.[...]

Rares sont ceux pour qui les vérités traversent le corps et descendent jusqu'aux pieds!

La langue populaire dit d'ailleurs qu'il est bon d' "avoir les pieds sur terre". Les choses du haut sont à trouver dans les choses du bas... Nous avons peut-être oublié que les pieds, extrêmité opposée à la tête, nous enseignent l'humilité et la simplicité. L' amour, la compassion et le sens profond du devoir ne peuvent exister sans ces deux dignités de l'homme. Quand la tête existe sans les pieds, elle aspire à des réalités qui ne correspondent pas à l'unité de la personne humaine. Les pieds nous ramènent finalement au bon sens, à ce qui est essentiel et nous aident tout simplement à amplifier notre sentiment d'existence, à ressentir notre relation avec la Terre-Mère.


Réseau

Cette peinture signifie que la Terre est comme un canevas.

Tu vois comment sont placés tous les traits.

Il n'y a aucun espace vierge.

Tout le terrain est couvert.

Tout a toujours été partagé entre tous.

Personne n'est à l'écart de la chaîne.

On est tous à l'intérieur du Wunam,

et ce, pour toujours.

On vit tous à l'intérieur du réseau de partage: les enfants, comme les femmes et les hommes.

Tout est inclus.

Toutes les choses.

Tous les oiseaux et les animaux.

Toutes les créatures vivantes.

Tous font partie de la Loi du Wunam.

(Paddy Wanna, Paddy Néowarra, David Mowaljarlai, Laurie Gawanadi/ paroles aborigènes/ Australie/ Albin Michel carnets de sagesse)

 


 

"The movement which is the existence of the universe is the movement of love."

Ibn 'Arabi, Fusûs al-Hikam

"l'énergie de l'amour est ce qui induit  l'existence de l'univers"

P.S. Je m'accuse d'avoir été trop timoré lorsque je traduisit cette citation la première fois, ( pour tout dire, je trouve déjà que cette traduction anglaise est un peu tordue en elle-même, sans connaître bien-sûr l'original en arabe), Aussi, je propose une nouvelle version qui est celle à laquelle j'avais pensé, mais que je n'avais pas osé mettre, la trouvant trop condensée, voilà:

"L'amour est ce qui meut l'univers"

C'est-y pas mieux comme-ça!

 



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