koans /dictons /paroles de maître

Frappe le ciel et écoute le bruit


S'asseoir tranquillement, ne rien faire
vient le printemps
et l'herbe
pousse d'elle-même.


Ne dites pas que la lune existe
lorsque les nuages s'en vont;
Elle a toujours été là
parfaitement claire.

Zenkei Shibayama


Un moine était impatient d'apprendre le zen : "Je viens d'être initié. Seras-tu assez bon pour me montrer la voie du zen" Le maître répondit :" Entends-tu le murmure du ruisseau dans la montagne? - Oui, je l'entends, dit le moine. - Voici l'entrée ", dit le Maître. (Mondo zen)


Quand un poisson nage, il nage sans fin. L'eau n'en finit pas. Quand un oiseau vole, il vole sans fin. Les cieux n'ont pas de limite. On n'a jamais vu un poisson nager hors de l'eau, ni un oiseau voler hors du ciel. Quand ils ont besoin d'un peu d'eau ou d'un peu de ciel, ils en prennent juste un petit peu quand il leur en faut beaucoup, ils en prennent beaucoup. Ainsi se servent-ils de tout au même moment, et en chaque lieu ils jouissent d'une parfaite liberté.

DÔGEN.


Une tempête de neige disparaît dans la mer.
Quel silence!


De riches patrons convièrent Ikkyû (auteur de haïkaïs) à un banquet. Ikkyû s'y rendit en haillons. Ne le reconnaissant pas, l'hôte le chassa. Rentrant chez lui, Ikkyû passa sa robe de cérémonie en brocart pourpre et revint. On le reçut dans la salle de banquet avec tous les honneurs. Là, il déposa sa robe sur le coussin. «J'imagine que c'est la robe que vous avez invitée, puisque vous m'avez chassé à l'instant. » Et à ces mots il s'en alla.


Coupe du bois,
porte de l'eau


Tu dois te concentrer et te consacrer entièrement à chaque jour comme Si un feu faisait rage dans tes cheveux.
T.DESHIMARU


J'écoute le chant de l'oiseau non pour sa voix, mais pour le silence qui la suit. (Noguchi Yonenro)


Notre vie est l'instrument avec lequel nous faisons l'expérience de la vérité. (Tîch- Nath-Hanh)


Il est plus facile de ne laisser aucune trace
Que de marcher sans toucher le sol


Chant de la hutte au toit de paille:

J'ai construit un ermitage en paille où il n'y a rien de valeur. après manger je me détends et fais un somme. Lorque la hutte fut achevée, l'herbe folle apparut. Maintenant elle s'y est installée et recouvre tout. L'homme dans l'ermitage y vit paisiblement sans entraves intérieure ni extérieure. Là où vivent les gens ordinaires il ne veut pas vivre. Ce qu'aiment les gens ordinaires il ne l'aime pas. Bien que la hutte soit petite elle contient l'univers entier. Sur dix pieds carrés un vieil homme illumine les formes et leur essence. Un bodhisatva du Grand Véhicule à une foi absolue. Les hommes du commun ne peuvent s'empêcher de douter: Cette hutte périra-t-elle ou pas? Périssable ou non, le maître original est présent et ne réside ni au nord ni au sud, ni à l'est ni à l'ouest. Enraciné dans la persévérance, cela ne peut être surpassé. Une fenêtre brillant sous les sapins verts ne peut être conparée Ni aux tours de jade ni aux tours de vermeil. Rester assis la tête couverte, toutes choses sont au repos. Ainsi ce moine des montagnes ne comprends plus rien du tout. Il vit là où il est et ne fait plus d'efforts pour se libérer. Qui pourrait avec fierté disposer des sièges pour séduire des disciples? Dirigez votre lumière vers l'intérieur et faites demi-tour. La source infinie et inconcevable ne peut être affrontée ni évitée. Rencontrez les vieux maîtres et soyez intime avec leur enseignement. Nouez les herbes pour construire une hutte et n'abandonnez jamais. Laissez passer les siècles et détendez vous complètement. Ouvrez vos mains et marchez innocemment. Les milliers de mondes et l'infinité des concepts n'existent seulement que pour vous libérer sous la hutte, Ici et maintenant ne vous échappez pas de ce sac de peau.

Shitou Xiqian (Sekito Kisen) 700-790 à l'origine de l'école soto du zen


La maison du vieux P'ang est vide
Sans objet précieux, quel vide!
Quand le soleil se couche, le vieux P'ang marche dans le vide
Et il chante ses chants vides qui résonnent dans le vide.


j’éteins la lumière
où est-elle allée?


Belle soirée...

Baso (autre composeur de haïkaïs) et ses trois disciples, Hyakujo, Nansen et Chizu, contemplaient la lune ensemble en automne. Baso dit: "Cette nuit est idéale pour faire une cérémonié bouddhiste." Hyakujo dit:"Cette nuit est parfaite pour faire zazen." Nansen ne répondit rien. Il ne faisait que regarder la lune. Baso dit alors: "Le sutra a déjà pénétré dans l'entrepot de la sagesse...Puis il est revenu à l'Océan, à l'universel."


Tu est ta propre lumière!
(...) Chaque jour, Tokusan, avec application, balayait la cour du temple, ratissait le jardin, nettoyait les salles du temple, et les jours s'écoulaient ainsi.
"Je suis venu ici parce-que j'ai entendu dire que Ryutan est le grand dragon du lac; mais dans ce lac je ne vois guère de dragon!" s'écria-t-il un jour exaspéré et las. Maître Ryutan accepta le mondo. Il se prolongea tard dans la nuit. Fatigué, maître Ryutan lui donna congé. Passé le seuil, l'obscurité était totale. Aussi maître Ryukan alla chercher une lanterne. Mais à l'instant précis où il la tendit à Tokusan, il en souffla la flamme. L'obscurité se fit de nouveau, plus épaisse qu'auparavant. Dans l'instant Tokusan obtint le grand satori. Comment obtint-il le satori? C'est le Koan.


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Date de dernière mise à jour : 10/05/2012

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