extraits

les béatitudes

*

Jésus gravit la montagne, s'assit, et s'adressant à ses disciples leur dit:

heureux ceux qui sont humbles: le royaume des cieux est à eux!

heureux ceux qui sont doux: ils possèdent la terre!

heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés!

heureux ceux qui ont faim et soif de justice: ils seront rassasiés!

heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde!

heureux les coeurs purs: ils voient dieu!

heureux les pacifiques: ils seront appelés fils de dieu!

heureux les persécutés pour la justice: le royaume des cieux est à eux!

Heureux, serez-vous quand on vous insultera, quand on vous persécutera et qu'on dira de vous du mal à cause de moi.

Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux.

Car c'est ainsi qu'on à persécuté avant vous les prophètes.


L'écclésiaste (extraits)

Vanité des vanités dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités! Tout est vanité.

Quel profit retire l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil?(...) Eccl 1 2 3

(...)Tous les fleuves s'en vont à la mer, et la mer n'est pas remplie (...)Eccl 1 7

Ce qui a été, c'est ce qui sera; ce qui est advenu, c'est ce qui adviendra. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil (...) Ec 1 9

Vanité des plaisirs:

Je me suis dit: "allons, tentons la joie et goûtons le plaisir" mais voici: cela est aussi vanité.

Du rire j'ai dit: "folie!" et de la joie: "à quoi bon?"(...) Eccl 2 1

Un temps pour chaque chose:

Il y a un temps pour tout il y a un moment pour chaque chose sous les cieux

Il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir

Un temps pour planter, et un temps pour récolter

Un temps pour tuer, et un temps pour guérir

Un temps pour démolir, et un temps pour bâtir

Un temps pour pleurer, et un temps pour rire

Un temps pour gémir, et un temps pour danser

Un temps pour jeter des pierres

Un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir

Un temps pour chercher, et un temps pour perdre

Un temps pour garder, et un temps pour jeter

Un temps pour déchirer, et un temps pour recoudre

Un temps pour se taire, et un temps pour parler

Un temps pour aimer, et un temps pour détester

Un temps pour la guerre, et un temps pour la paix (...) Eccl 3 1

Mieux vaut la tranquillité dans une main, que les deux mains pleines de travail et de poursuite du vent. Eccl 3 6

Je me suis dit à moi-même au sujet des humains: "Dieu veut les éprouver et leur montrer qu'ils sont, quant à eux, semblables aux animaux."

Car la destinée des fils des hommes et la destinée des animaux, c'est tout un: même fin les attend. La mort de l'un, c'est la mort de l'autre. A tous deux est donné le même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle, car tout est vanité. Tous deux s'acheminent vers un même lieu, tous deux sont sortis de la poussière, et tous deux retournent à la poussière. Qui sait si le souffle de vie des humains monte en haut et si celui des animaux descend vers la terre? D'où je conclus qu'il n'y a rien de meilleur pour l'homme que de jouir du fruit de ses travaux. C'est là sa part. Car qui lui donnera de savoir ce qui arrivera dans la suite? (...) Ecc 3 18

Mieux vaut écouter la réprimande d'un sage que la chanson du fou, car tel le crépitement des épines sous le chaudron, tel est le rire de l'insensé. Et cela aussi est vanité(...) Eccl 7 5

Au jour du bonheur, sois joyeux; au jour du malheur, réfléchis; car Dieu a fait l'un et l'autre, de façon que l'homme ne découvre point l'avenir.

J'ai tout vu dans ma vaine existence: il est tel juste qui périt en raison de sa justice, et tel méchant qui dure malgré sa malice. Ne sois pas juste à l'excès, ni sage outre mesure de peur de te détruire. Ne sois pas méchant à l'excès et ne sois pas insensé, de peur de mourir avant ton heure.

Il est bon que tu retiennes ceci, et que tu ne négliges pas cela: car celui qui craint Dieu réalisera l'un et l'autre.(...) Ec 7 14

Qui est comparable au sage, qui connaît la raison des choses? La sagesse d'un homme illumine son visage et la rigueur de ses traits en est modifié (...) Eccl 8 1

(...)Les paroles de la bouche du sage ne sont que grâce, mais les lèvres du fou l'engloutissent(...) Eccl 10 12

Mais souviens-toi de ton créateur aux jours de ta jeunesse, avant que viennent les jours mauvais et que paraissent les années dont tu diras:" Je n'y ai point de plaisir"; avant que s'obscurcissent le soleil, la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages s'en aillent avec la pluie; années où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les vaillants, où s'arrètent de moudre les meunières moins nombreuses, où s'enténèbrent celles qui regardent par les fenêtres, où se ferment sur la rue les deux battants de la porte; où s'affaiblit le bruit du moulin; où se tait le chant de l'oiseau, où s'éteignent les chansons; où l'on redoute les montées, où l'on a des transes en chemin, où l'amandier blanchit, où la sauterelle devient pesante, où la câpre est sans effet, car l'homme s'achemine vers sa demeure d'éternité et les pleureurs parcourent les rues; avant que se rompe le cordon d'argent, que se brise la lampe d'or, que se casse la cruche à la fontaine et que se fende la poulie sur la citerne; avant que la poussière retourne à la terre pour redevenir ce qu'elle était, et que le souffle de vie retourne à Dieu qui l'a donné.

Vanité des vanités ! dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.(...) Eccl 12 1 à 8


Soulève la pierre, et tu me trouveras,

Fends la bûche, et je suis au centre.

Jésus (évangiles apocryphes)

Voir un univers dans un grain de sable,

Et le ciel dans une fleur des champs.

Tenir l'infini dans sa paume,

Mettre l'éternité dans une heure.

William Blake (les vaticinations de l'Innocence)

Où va l'âme après la mort?

IL n'est pas nécessaire qu'elle aille nulle part.

Jacob Böhme

Ce que je sais de la science de Dieu et des Écritures,

je l'ai appris dans les bois et les champs. Je n'ai pas d'autres

maîtres que les hêtres et les chênes.

St Bernard (lettres)

Qu'est l'homme?...Un ange, un animal, un vide, un monde,

un rien entouré par Dieu, indigent de Dieu,

capable de Dieu, rempli de Dieu s'il en éprouve le désir.

Cardinal de Bérulle


L'auvergnat de Georges Brassens

Eh oui ,j'estime le père Brassens profondément chrétien, bien qu'il fut aussi peut-être anarchiste, et qu'il n'aimât guère les "calotins",(sauf UN ~voir chanson suivante "la messe au pendu")il a quand même néanmoins chanté la très belle "Prière "de Francis Jammes, et fait preuve d'une tendre humanité en s'attachant dans ses chansons à parler (et comment!)des opprimés, des "petits",et en étant lui-même dans sa vie! profondément simple et humble.


Elle est à toi cette chanson

Toi,l'auvergnat qui sans façon, m'as donné quatre bouts de bois quand dans ma vie il faisait froid,

Toi qui m'as donné du feu quand les croquants et les croquantes, tous les gens bien intentionnés

m'avaient fermé la porte au nez...

Ce n'était rien qu'un feu de bois, mais il m'avait chauffé le corps, et dans mon âme il brûle encor' à la manièr' d'un feu de joi'.

Toi,(...), quand tu mourras, quant le croqu'-mort t'emportera, qu'il te conduise à travers ciel, au Père éternel.

 

Elle est à toi cette chanson toi l'Hôtesse qui sans façon m'a donné quatre bouts de pain quand dans ma vie il faisait faim,

Toi qui m'ouvris ta huche quand (...), tous les gens bien intentionnés s'amusaient à me voir jeûner...

Ce n'était rien qu'un peu de pain mais il m'avait chauffé le corps et dans mon âme, il brûle encor' à la manièr' d'un grand festin.

Toi, l'Hôtesse quand tu mourras, quand le croqu'mort t'emportera, qu'il te conduise à travers ciel au Père Éternel.

 

Elle est à toi cette chanson, toi l'étranger qui sans façon, d'un air malheureux m'as souri lorsque les gendarmes m'ont pris,

toi qui n'as pas applaudi quand (...), tous les gens bien intentionnés riaient de me voir amené...

Ce n'était rien qu'un peu de miel mais il m'avait chauffé le corps et dans mon âme il brûle encor' à la manière d'un grand soleil.

Toi l' Étranger quand tu mourras, quand le croque-mort t'emportera, qu'il te conduise à travers ciel au Père Éternel.


La messe au pendu

Anticlérical fanatique,

Gros mangeur d'ecclésiastiques,

Cet aveu me coûte beaucoup,

Mais ces hommes d'Eglise, hélas!

Ne sont pas tous des dégueulasses

Témoin le curé de chez nous.

Quand la foule qui se déchaine

Pendit un homme au bout d'un chêne

Sans forme aucune de remords,

Ce ratichon fit un scandale

Et rugit à travers les stalles

Mort à toute peine de mort.

Puis, on le vit, étrange rite,

Qui baptisait les marguerites

Avec l'eau de son bénitier

Et qui prodiguait les hosties,

Le pain béni, l'Eucharistie

Aux petits oiseaux du moustier.

Ensuite, il retroussa ses manches,

Prit son goupillon des dimanches

Et, plein d'une sainte colère,

Il partit comme à l'offensive

Dire une grand'messe exclusive

A celui qui dansait en l'air.

C'était du gibier de potence

Quand cette triste circonstance

L'hommage sacré fut rendu.

Ce jour-là, le rôle du Christ

Bonne aubaine pour le touriste,

Etait joué par un pendu.

Et maintenant quand on croasse

Nous, les païens de sa paroisse

C'est pas lui qu'on veut dépriser

Quand on crie " à bas la calotte "

A s'en faire pêter la glotte,

La sienne n'est jamais visé.

Anticléricaux fanatiques,

Gros mangeurs d' ecclésiastiques,

Quand vous vous goinfrerez un plat

De curetons, je vous exhorte,

Camarades, à faire en sorte

Que ce ne soit pas celui-là.

 


 

La prière Poème de Francis Jammes

Agonie:

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère

tandis que les enfants s'amusent au parterre;

et par l'oiseau blessé qui ne sais pas comment

son aile tout à coup s'ensanglante et descend

par la soif et la faim et le délire ardent:

Je vous salue, Marie.

Flagellation:

Par les gosses battus par l'ivrogne qui rentre,

par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre

par l'humiliation de l'innocent châtié,

par la vierge vendue qu'on a déshabillée,

par le fils dont la mère à été insultée:

Je vous salue, Marie.

Portement de croix:

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,

s'écrie :"Mon Dieu!" Par le malheureux dont les bras

ne purent s'appuyer sur une amour humaine

comme la Croix du fils sur Simon de Cyrène;

par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne:

Je vous salue, Marie.

Crucifiement.

Par les quatres horizons qui crucifient le Monde,

par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,

par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,

par le malade qu'on opère et qui geint

et par le juste mis au rang des assasins:

Je vous salue, Marie.

Invention de Notre Seigneur au Temple.

Par la mère apprenant que son fils est guéri,

par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid,

par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée

par le baiser perdu par l'amour redonné,

et par le mendiant retrouvant sa monnaie:

Je vous salue, Marie.

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